
Après des demi-finales cruelles qui ont vu le Racing Club de France s’incliner aux shoots-outs face à Lambersart et le LUC Ronchin céder face à la puissance de Montrouge (5-1), les deux formations se retrouvaient pour une petite finale électrique avec la médaille de bronze en ligne de mire. Ce choc, marqué par des rebondissements incessants, a tenu toutes ses promesses en offrant un spectacle d’une intensité rare.
Le coup d’envoi a immédiatement plongé les spectateurs dans le vif du sujet. Le LUC Ronchin a pris les rênes de la rencontre de manière fulgurante, d’abord grâce à un penalty-corner chirurgical de Felix Caucheteux, puis en doublant la mise seulement une minute plus tard par l’intermédiaire de Hugo Roger. Sonné mais loin d’être abattu, le Racing a progressivement repris ses esprits, multipliant les phases offensives jusqu’à ce qu’Arthur Plauche ne réduise l’écart, relançant ainsi totalement l’intérêt de la partie.
La dynamique s’est confirmée lors du deuxième quart-temps. Auguste Michaelis, d’un tir astucieusement dévié dans le petit filet, a trompé la vigilance de Guillaume Carpentier pour égaliser. Si le milieu de terrain s’est ensuite transformé en un véritable champ de bataille où chaque possession était âprement disputée, c’est finalement Ronchin qui a repris les devants juste avant la pause grâce à une réalisation de Tanguy Debaenst.
Le retour des vestiaires a vu le Racing s’appuyer sur ses individualités pour confisquer la balle. Cette domination territoriale a fini par payer lorsque Thibault Fouquet a trouvé le chemin des filets pour ramener les deux équipes à égalité. Le match est alors entré dans une phase de haute tension où les occasions franches se succédaient de part et d’autre.
Le dernier acte a atteint des sommets de dramaturgie. Alors que le capitaine ronchinois Thibault Blondel écopait d’une carte verte, laissant ses partenaires en infériorité numérique, le Racing a poussé pour forcer le destin. À trois minutes du terme, Achille Louissif a délivré les siens d’une déviation précise, permettant aux Parisiens de mener pour la toute première fois. Le flegme nordiste a pourtant semblé gâcher la fête quand Philippe Destexhe a égalisé à seulement deux minutes du coup de sifflet final. C’était sans compter sur l’héroïsme d’Arthur Plauche : sur l’action suivante, à quarante secondes de la fin, il a inscrit le but de la délivrance, scellant définitivement la victoire et offrant une médaille de bronze méritée au Racing Club de France.