
La tension était palpable sur le terrain alors que Charles Germain et Ludovic Delille donnaient le coup d’envoi de cette finale tant attendue entre Montrouge et Cambrai. Dès le premier quart-temps, la physionomie de la rencontre s’est dessinée : malgré une domination territoriale et technique de Cambrai, c’est Montrouge qui a su faire preuve d’un réalisme glacial. Sur une action initiée par Diane de Peretti, les joueuses de Montrouge ont ouvert le score, douchant ainsi les velléités adverses contre le cours du jeu.
Le second acte a vu Cambrai intensifier son pressing haut pour tenter de refaire son retard. Cette stratégie agressive a certes permis de se projeter rapidement vers l’avant et de multiplier les contre-attaques, mais un manque cruel de finition a empêché les Cambrésiennes de concrétiser leurs temps forts. Dans ce bras de fer tactique, aucune des deux formations n’est parvenue à prendre un ascendant définitif, laissant le suspense entier avant la pause.
Au retour des vestiaires, les ajustements tactiques opérés par le staff de Montrouge ont porté leurs fruits, offrant une meilleure assise collective à l’équipe. Cette maîtrise retrouvée a rapidement débouché sur un Penalty-corner, transformé avec précision. Solidement installées en défense derrière une Sonja Zimmerman impériale et maîtresse de sa zone, les joueuses de Montrouge semblaient alors avoir le match bien en main.
L’ultime période a pourtant offert un scénario haletant. À cinq minutes du coup de sifflet final, Cambrai a tenté le tout pour le tout en sortant sa gardienne au profit d’une joueuse de champ supplémentaire. Ce pari risqué a cependant été puni par un contre fulgurant de Montrouge, menant à un nouveau Penalty-corner que Sonja Zimmerman s’est chargée de convertir pour sceller l’écart. Loin de s’avouer vaincues, les joueuses de Cambrai ont fait preuve d’un caractère exemplaire en réduisant la marque sur Penalty-corner dans la foulée. La fin de match, électrique, s’est conclue dans une ambiance extrêmement tendue, marquée par des cartons jaunes distribués de part et d’autre, avant que Montrouge ne puisse enfin savourer son titre.