
Une première période accrochée, un scénario qui s’emballe
Dès la 5ᵉ minute, le Lille Métropole Hockey Club lance les hostilités par l’intermédiaire de Malo Martinache, auteur d’une reprise de penalty corner qui fait mouche (1-0). L’entame est tonitruante, mais le Racing ne tarde pas à remettre les pendules à l’heure. À la 14ᵉ minute, une combinaison de corner exécutée à la perfection permet à Jonas Mahé de rétablir l’égalité (1-1). Le ton est donné : cette finale ne se rendra pas facilement. Le second quart-temps tourne à la guerre de positions, les deux défenses prenant le dessus sur les attaques. La seconde période ne change pas la donne. Les occasions se font rares, les nerfs se tendent, et les deux équipes s’acheminent vers l’inévitable : les shoots out.
Un final de légende
La première série de cinq tirs tourne à l’exercice de haute voltige. Les deux gardiens se montrent à la hauteur de l’enjeu et les tireurs ne tremblent pas : 4-4, nouvelle égalité. La mort subite s’impose, avec tout ce qu’elle charrie d’impitoyable. Aristide Michaelis ouvre le bal pour le Racing Club de France. Puis survient le coup de théâtre. Une faute est sifflée sur le shoot out de Taike Takade, et les Racingmen explosent de joie, convaincus que le titre leur revient. Mais après consultation du second arbitre, la décision est annulée. Le tir doit être retiré. L’incompréhension gagne les deux bancs, le stade retient son souffle, et les joueurs, à leur honneur, parviennent à reprendre le fil d’une rencontre qui a failli leur échapper des mains.
Takade, lui, ne se laisse pas déstabiliser et convertit son tir (5-5). Coffiniez, puis Lockwood, maintiennent l’égalité parfaite (6-6). L’épilogue appartient alors au destin. Simon Martin-Brisac, capitaine emblématique du Racing, s’élance en portant sur ses épaules tout le poids de l’histoire de son club. La balle effleure le poteau et passe à côté. Dans la foulée, Park Junseok s’avance, frappe, et offre le 17ᵉ titre de champion de France au Lille Métropole Hockey Club.