
Sous une pluie battante, l’équipe de France féminine a livré un combat héroïque face aux Black Sticks de Nouvelle-Zélande. Malgré une prestation collective de haut vol et un placement défensif quasi parfait, les Bleues se sont inclinées cruellement en toute fin de match sur le score de deux buts à un face aux grandes favorites du tournoi.
Un bloc défensif tricolore à toute épreuve
Dès l’entame de la rencontre, les conditions climatiques ont imposé un défi physique de tous les instants. La France a immédiatement répondu présente en livrant une énorme bataille au milieu de terrain. Le placement défensif des Bleues s’est montré particulièrement solide, bloquant à de nombreuses reprises les tentatives d’entrée de zone des Néo-Zélandaises. Si les premières balles récupérées par la France ont été relancées par des passes aériennes axiales qui facilitaient l’interception des Black Sticks, les Tricolores ont rapidement rectifié le tir. Ce changement de cap s’est avéré payant puisque les Françaises ont ensuite basculé sur un jeu de contre-attaque percutant sur les ailes afin de contourner le bloc adverse.
L’intensité monte d’un cran avant la pause
La reprise au deuxième quart-temps a vu des Bleues encore plus engagées et décontractées, se montrant bien plus dangereuses qu’en début de partie. Face à elles, les joueuses de Nouvelle-Zélande ont commencé à balbutier leur hockey et se sont montrées moins précises dans leurs transmissions. À la dix-septième minute, la France a obtenu un premier Penalty-Corner (PC) tiré dans l’axe, suivi immédiatement d’un deuxième, mais la gardienne adverse est parvenue à s’interposer. Une nouvelle opportunité sur PC à la dix-huitième minute est venue confirmer cette domination territoriale française.
La réaction néo-zélandaise ne s’est pas fait attendre. Suite à une faute en bord de cercle à la vingtième minute, Ruby Baker a trouvé un pied français dans la zone. Sur le PC qui a suivi, la gardienne tricolore Lucie Ehrmann a réalisé une superbe déviation. Elle s’est encore illustrée la minute suivante sur une nouvelle tentative adverse, mais la défense française n’a rien pu faire sur le second ballon, permettant à Katlin Cotter de trouver la faille et d’ouvrir le score. Loin d’être abattue, la France a réagi immédiatement en s’installant dans une grosse phase de possession dès la vingt-troisième minute, confisquant la balle jusqu’à la fin de la première mi-temps.
Le chef-d’œuvre collectif d’Albane Garot
Au retour des vestiaires pour le troisième quart-temps, le milieu de terrain est redevenu le théâtre d’une superbe bataille où les deux formations se sont rendu coup pour coup. La lumière est finalement venue d’une magnifique action collective française en tête de zone. À la conclusion de ce mouvement, Albane Garot a propulsé la balle au fond des filets pour offrir une égalisation amplement méritée aux Bleues.
Un dénouement cruel pour la France
En début de dernier acte, les Françaises ont carrément pris le contrôle total du jeu. Elles ont obtenu un PC à la 50e minute, qui n’a malheureusement pas pu être concrétisé. Sur le contre néo-zélandais qui a suivi, Lucie Ehrmann a brillé à nouveau en dégageant proprement le danger, permettant à la France de maintenir sa domination. Sentant le match leur échapper dans les cinq dernières minutes, la Nouvelle-Zélande a intensifié son pressing pour tenter d’étouffer les Bleues. Le piège s’est cruellement refermé à la cinquante-septième minute lorsque Paige Blake a inscrit le second but des Black Sticks sur un ultime PC, crucifiant la France et ses espoirs. En fin de match, la Nouvelle-Zélande a gelé le jeu, se satisfaisant de cette victoire obtenue tant bien que mal.
Un motif de fierté pour la suite du tournoi
Si le score final est difficile à avaler, le visage affiché par l’équipe de France reste extrêmement encourageant. Les Bleues ont regardé les championnes en titre droit dans les yeux, instillant le doute dans l’esprit d’une équipe favorite jusqu’aux derniers instants. Cette phase de poule prouve de la plus belle des manières que la progression du hockey féminin français est une réalité éclatante.